Selon le
journaliste russe Andrey Vladimirovich Kolesnikov, Vladimir Poutine
abandonnerait les séparatistes s’il était convaincu de leur responsabilité dans le crash du MH17.
par Rémy Brauneisen L e Kremlin est resté attaché à quelques vieux schémas soviétiques datant de la Guerre froide ce qui n’est pas étonnant en soi. En tant qu’ancien officier du KGB, Vladimir Poutine n’aurait-il pas été formaté pour penser que même si tout poussait à croire le contraire, il fallait se méfier de ses voisins occidentaux et américains en particulier. Il voit bien entendu l’Union européenne comme un partenaire économique incontournable, mais également comme un conglomérat de pays décadents et une menace du fait de la présence des États membres dans l’OTAN. Du point de vue russe, depuis la chute de l’Union soviétique, l’OTAN se rapproche dangereusement de ses frontières, et menace directement son glacis défensif, l’Ukraine a fortiori depuis la destitution du président prorusse Yanoukovitch. Si l’Union européenne n’a pas vocation à annexer ni ses voisins ni tout territoire ailleurs dans le monde, la Russie bien au contraire a encouragé les séparatistes de différents é...
Au bout de l’avenue Lénine se trouve la Place de la Culture. Sur la façade d’un immeuble d’habitation nous pouvons lire en caractères cyrilliques géants Le parti de Lénine est la force populaire qui nous conduit vers le triomphe du communisme, nous effectuons un retour dans l’idéologie soviétique. L’immeuble le plus élevé de Pripiat compte 17 étages. Sur son toit est accrochée une imposante couronne métallique à la gloire du régime soviétique. On décide de grimper sur le toit pour avoir une meilleure vue de l’étendue de la ville. La montée des escaliers est pénible, voire hésitante. A chaque palier, les portes ouvertes de l’ascenseur laissent apparaitre un trou noir béant et effrayant. Des débris de toutes sortes jonchent les marches et ce vent tourbillonnant et sifflant dans les escaliers rend encore plus angoissant ce décor d’apocalypse. On accède enfin à la terrasse. Les rafales se font plus violentes et rendent périlleux les déplacements sur le toit mais on se risque à fair...
Le lendemain, je pris le temps de redécouvrir la ville. Minsk ne m’est pas inconnue, par le passé j’y avais séjourné à plusieurs reprises. Je retrouvai facilement mes repères. J’avais prévu de passer quelques jours dans la capitale pour faire des recherches à la Bibliothèque nationale avant de repartir pour l’ouest du pays. Minsk est une ville exceptionnelle, une sorte de musée grandeur nature de l’époque soviétique. Chaque année, elle s'ouvre un peu plus au capitalisme, compte davantage de gros 4x4 dans les avenues mais elle a su préserver son âme. Dans le Minsk original, la cohérence architecturale est conservée. Les traditions demeurent solidement ancrées et les Minskois savent rester accueillants et chaleureux. Minsk continue de m'émouvoir, elle est loin du tumulte touristique de Prague et son atmosphère ni fiévreuse, ni excessive reste bienséante et magiquement soviétique. Elle occupe une position géographique centrale et est aussi la plus grande ville du pays q...
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