dimanche 8 mars 2009

Berlin, le Mémorial de l'Holocauste


Ce vaste monument, à la mémoire des victimes de l'Holocauste, est situé à proximité de la porte de Brandebourg et comprend 2711 stèles de hauteur et de taille différentes. Il se trouve sur l’emplacement de l’ancien bunker de Goebbels.
Le projet voit le jour en 1989 mais ce n’est qu’en 1997 que le lauréat du concours, l’architecte américain Peter Eisenman, imagina cette juxtaposition de blocs de béton gris foncé.
En 2004, alors que le chantier était bien avancé, un scandale éclata. Le fournisseur du revêtement anti-graffiti est la société Degussa qui produisait durant la Seconde Guerre mondiale le tristement célèbre Zyklon-B. La raison finit par l’emporter et le mémorial fut inauguré par le chancelier Schröder le 10 mai 2005, soixante ans après la capitulation de l’Allemagne nazie.

samedi 7 mars 2009

Berlin, le Reichstag

Le bâtiment de style néo-renaissance italienne en impose

Le Reichstag est un bâtiment chargé d’histoire bien qu’il n’ait accueilli la première assemblée qu’en 1894. C’est depuis une fenêtre du Reichstag qu’on proclama en novembre 1918 la fin de la monarchie des Hohenzollern et l’avènement de la République.
Le 27 février 1933, le Reichstag fut détruit par un incendie. On accusa un jeune communiste hollandais du crime et il fut exécuté. L’incendie était probablement du fait des nazis eux- mêmes. Hitler en tira prétexte et fit arrêter 4000 responsables du parti communiste allemand.
Le 30 avril 1945, les Soviétiques hissent le drapeau rouge sur le faîte de l’édifice.
C’est à partir du 13 août 1961 que les dirigeants de la RDA renforcèrent le dispositif frontalier avec Berlin-Ouest et le mur ne tarda pas à être élevé à quelques mètres seulement du Reichstag mais le bâtiment resta du côté occidental.
Le bâtiment fut rénové par la RFA à plusieurs reprises mais ce n’est qu’après la tombée du mur que fut lancée une restructuration complète qui engloutit 300 millions d’euros. Le bâtiment fut doté d’une coupole de verre et d’acier par l’architecte britannique Sir Norman Foster.
Le dôme de verre imaginé par Sir Foster est transpercé par une sculpture de lumière éclairant la salle plénière située en dessous.


A l'extérieur du Reichstag se trouve le Mémorial aux 96 députés de gauche éliminés par Hitler en 1933.

vendredi 6 mars 2009

Berlin, 20 ans après la chute du mur

La Porte de Brandebourg vue de la terrasse du Reichstag

Vingt ans après la chute du mur, me voici à Berlin pour un séjour de trois jours. Il ne peut s'agir que d'une prise de contact tellement la ville semble immense, il est impossible d'en faire le tour en si peu de temps. A peine a-t-on la possibilité d'avant un premier avis sur l'atmosphère qui se dégage de cette ville complexe, en mutation perpétuelle depuis la réunification et qui reste un symbole majeur de la guerre froide.
Berlin est à plusieurs titres une ville étonnante, sa taille d’abord 3,4 millions d’habitants « seulement » mais une superficie égale à huit fois celle de Paris. Elle semble fort différente du Bade-Wurtemberg, région frontalière avec l’Alsace. Il faut dire que la Deuxième Guerre mondiale ne fut qu’une dramatique étape pour les Berlinois puisque le mur de la honte ne tomba que le 9 novembre 1989. Berlin de ce fait est aujourd’hui une ville moins sage, moins disciplinée mais à la pointe du modernisme tant par ses constructions que par les idées novatrices véhiculées par les artistes dans la pure tradition du Bauhaus. Une ville attachante qu'il faut se donner le temps de découvrir et je me promets d'y revenir.
Elle est exemplaire pour ses moyens de transport. Les déplacements à vélo sont encouragés par la présence de nombreuses et belles pistes cyclables, larges et souvent protégées. Les vélos sont prioritaires sur les voitures. Le métro, le tramway, le bus sont accessibles avec le même ticket ou abonnement (le billet d'une journée pour un groupe composé au maximum de 5 personnes coûte 16 euros). Pour circuler dans le centre, les voitures doivent porter une vignette correspondant à une norme antipollution.
On trouve un peu partout dans le centre-ville les Imbiss, ces snack-bars où l'on peut se restaurer avec la non moins célèbre currywurst et autres bradwurst pour 2 euros et une bière de 50 cl, on ne fait pas dans la demi-mesure, pour 2 euros supplémentaires.
Pour les restaurants et les transports, vous l'aurez compris, Berlin est ultra-compétitive.
Le musée de l'Histoire allemande situé Unter den Linden, côté opposé à la porte de Brandebourg est remarquable tant par son organisation des collections que par la richesse des objets et des oeuvres présentés.

voir les photos :
http://remybrauneisen.free.fr/cap_est/berlin/