dimanche 9 novembre 2008

Barcelone, le fort de Montjuic

Le fort de Montjuïc est situé à 170 mètres d’altitude sur la butte du même nom localisée au sud, à proximité immédiatement de la vieille ville. Sa situation offre une vue panoramique à 360 degrés.
Les Bourbons édifièrent le château de Montjuïc au XVIIIe siècle, sur les ruines d'un fort bâti en 1640 et détruit en 1705. Lors de la guerre civile, les partisans de Franco y exécutèrent le président de la Catalogne, Lluís Companys.
Le fort de Montjuïc est une forteresse bastionnée aux contours polygonaux. Le corps de bâtiment principal est en forme de pentagone de 100 mètres de côté entièrement ceinturé par un chemin couvert menant aux bastions. Côté mer, les bastions sont à flanc de falaise, côté terre un large fossé avec contrescarpe et glacis protège le fort.

photos :
http://remybrauneisen.free.fr/cap_ouest/barcelone_fortdemontjuic/

Barcelone, la Casa Mila


L’appartement a été entièrement restauré, d’une façon remarquable, en respectant le style original de Gaudi. Le mobilier ne provient pas de l’appartement mais est celui qu’on pouvait trouver dans les maisons bourgeoises du début du siècle.
Dans les combles se trouve une intéressante exposition sur l’œuvre en général de l’architecte. La terrasse suit les changements de niveau imposés par les arcs caténaires de la toiture, ce qui lui confère un parcours varié et ludique.

samedi 8 novembre 2008

Barcelone, le parc Güell

Le parc devait être un lotissement pour les familles aristocrates fortunées de Barcelone. Seules deux maisons furent construites dont une fut habitée par Gaudi. Le coût du projet s’envola et fut stoppé par manque d’acheteurs. La ville récupéra le terrain pour lui conférer le statut de parc.

photos :
http://remybrauneisen.free.fr/cap_ouest/barcelone_parcguell/

vendredi 7 novembre 2008

Barcelone, la Sagrada Familia


L’essentiel de l’œuvre se trouve à l’extérieur. La façade de la Passion est la plus récente, moderne et dépouillée elle possède un immense porche avec six colonnes qui rappelle les arcs caténaires chers à Gaudi. La façade de la Nativité a été construite par Gaudi, d’un style néo-gothique dont la thématique biblique est décorée d’innombrables sculptures et moulures représentant fruits et végétation exubérante. Inauguration vers 2030…

jeudi 6 novembre 2008

Barcelone, l'étonnante

Un style quasi stalinien !

Le récit d’un séjour dans la capitale catalane, n’aurait-il pas sa place sur ce blog ? A part son regard tourné vers l’est, il me paraît vain d’établir un quelconque rapprochement avec la thématique habituellement abordée ici. Mais pourquoi ne m’autoriserais-je pas une légère digression pour continuer à alimenter ce blog en livrant mes impressions à qui veut l’entendre, sur Barcelone qui m’a laissé tout sauf indifférent.
C’est ce sentiment mi-figue mi-raisin ressenti durant toute la durée de mon séjour qui me pousse à écrire. Barcelone s’est-elle transformée au point d’en perdre son âme, en eût-t-elle jamais possédé ? S’agit-il simplement d’une vision tronquée résultant du développement de l’industrie du tourisme ou la propagation des effets de la crise financière ?
La ville, un temps centre intellectuel et artistique, est devenue une espèce de fastfood au prix d’un étoilé du guide Michelin pour nourrir des touristes avides de culture divertissante et tous les plaisirs associés. Peu importe, pourvu que le tiroir-caisse crépite.
Le point culminant de cette ineptie est atteint sur La Rambla, mais toute la vieille ville est d’ores et déjà contaminée.
La Rambla, cette longue avenue qui va de la place de Catalogne au vieux port, je l’ai parcourue plusieurs fois sans comprendre la raison qui pousse les marées humaines à y déferler nuit et jour. Les pizzas, à près de 15 euros, avalées assis entre les flux continus des piétons. Les kiosques des marchands de journaux, fleuristes et animaleries et les statues humaines qui se succèdent, tout cela me laisse perplexe. La Rambla n’est non plus spécialement belle et le spectacle se situerait plutôt dans les ruelles adjacentes.
Les pickpockets ne sont pas rares et paraissent particulièrement audacieux. Sur l’escalator qui me ramenait vers la sortie du métro, j’en sentais un me tripoter le sac à dos. Quelques pas plus loin, sur l’escalier cette fois eut lieu une deuxième tentative de sa part. A l’extérieur, il continuait à me tourner autour, jusqu’au moment où je l’ai fixé droit dans les yeux pour lui signifier que je ne voulais plus jouer avec lui. Avec son livre sous le bras, il donnait l’impression d’un étudiant bien sage.
En fait, l’intérêt de la ville ne réside pas uniquement dans son patrimoine historique datant plutôt des XIXe et XXe siècles. Parfois on lit ici et là des commentaires vantant la merveilleuse Barcelone. Tout n’est que question de critères choisis. Je n’ai pas ressenti la sympathie des commerçants et restaurateurs, sauf peut être à quelque endroit éloigné du centre ville, là où les touristes se font rare.
Barcelone est le pendant de Rome, avec les richesses antiques à entretenir en moins. L’hôtellerie n’y est pas moins abordable, mais quand on aime on ne compte pas. La restauration adaptée aux touristes, c’est à dire d’un rapport qualité-prix digne d’un restoroute en France. Les musées et les transports publics sont déconseillés aux chiens et aux familles avec enfants. Pour aller du centre-ville au fort Montjuïc séparés de moins de 3 kilomètres, soyons mesquin, cela ne coûtera que 1,30 euro pour le métro, plus 1,30 euro pour le funiculaire et 5,70 euros pour le téléférique, soit 8,30 euros par personne et par trajet, une bagatelle, je vous laisse faire le calcul. A la Sagrada Familia on s’octroie le droit de déambuler le long d’une des deux nefs latérales délimitées par des panneaux de chantier, pour la modique somme de 10 euros, l’accès aux escaliers pour monter dans les flèches est fermé et les ascenseurs payants en panne.

La location d’un studio situé dans la vielle ville coûta près de 80 euros par jour avec une caution de 300 euros. C’était la première fois d’ailleurs que l’on me réclama le versement d’une caution pour une location à court terme. Certes, l’immeuble a conservé une apparence typique. Les couloirs et les escaliers sont sombres et étroits mais on arrive tout de même à croiser les gens arrivant dans l’autre sens. Le studio est meublé avec goût par IKEA, les poignées de porte sont souples, un rien déglinguées et vous restent parfois entre les mains. Le rideau de douche un peu trop court transforme toute la pièce en pataugeoire. Il est connu que les Espagnols sont un tant soit peu bruyants et l’isolation phonique des appartements virtuelle est adaptée à ce tempérament. On partage aussi bien les discussions de son colocataire, que les scènes de ménage de l’appartement voisin, les discussions des touristes allemands du dessus par la gaine de ventilation de la salle d’eau et même les conversations de l’appartement de l’immeuble voisin situé à 2 mètres de l’autre coté de la rue. Les passants et noctambules de tout genre apportent leur participation aux divertissements nocturnes. Grâce à l’étroitesse des ruelles, et jusqu'à tard dans la nuit, les rires, discussions bruyantes et martellements des chaussures à talon des dames remontent vers les étages des immeubles et réjouissent vos oreilles.
Alors que reste-t-il à Barcelone ? Picasso et son musée, mais au fait, l’artiste, n’était-il pas davantage français que catalan ? Son climat, peut-être, aussi mais très certainement l’œuvre d’Antoni Gaudi avec le parc Güell, la Sagrada Familia, la Casa Mila, le palais Güell et son style si étonnant saupoudré un peu partout dans la ville qui valent vraiment le détour.